Archives d’Auteur: junkyclo

Nouveau site, nouvelle histoire

J’ignore si des gens passent encore sur ce wordpress à l’abandon, mais pour ceux qui seraient abonnés, je vous informe que j’ai laissé tomber wordpress pour me créer mon propre site.

Qui dit nouveau site, dit aussi nouveaux contenus.

  • Des BD réalisés durant les 23h et 24h de la BD 2016
  • Un webcomic mis à jour quotidiennement, Echardes, et qui raconte l’histoire d’un loup qui a perdu la mémoire
  • Ma trilogie Skell, nouveau projet d’écriture quasi achevé et dont je publie un capitre par semaine du Tome 1

Vous trouverez toutes ces belles choses ici Jun Kyle

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Bonne journée à tou-te-s et au plaisir de vous voir sur Jun Kyle !

 

 

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Nanowrimo

Aujourd’hui, c’est Halloween ce qui signifie… NANOWRIMO \o/

Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’un défi littéraire annuel qui a lieu pendant tout le mois de novembre et qui consiste à écrire une histoire de son choix de 50 000 mots minimum, soit environ 175 pages. Et tout cela en 30 jours.

Dans le genre défi de ouf, c’est kiffant et je m’y colle cette année pour la première fois, et ma chère amie MaddyNeko sera de la partie aussi.

Mon nano traitera de zombies, et plus particulièrement, reprendra la nouvelle de Nesse pour en faire une vraie histoire longue que j’espère pouvoir concrétiser avec ce nano. Ou du moins l’avancer suffisamment pour en faire quelque chose de sympa à lire.

J’essaierai de poster quelques extraits ici, dans une nouvelle section qui sera le Nanowrimo 2013.

Sur ce, bonne journée, joyeux Halloween et bon nano !

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Nesse (Chapitres)

NESSE

Ahoy les… enfin euh si y’a encore des gens qui viennent par ici.

Ça prend du temps et beaucoup de motivation l’écriture. Dans le cas, de Nesse ça m’a pris deux jours et 29 pages Word.

Il s’agit donc d’une nouvelle finie et tout, et pour la faire courte ça parle de zombies. Ouais ouais des zombies, pas comme si on en voyait partout en ce moment, mais bon cette histoire traîne dans la tête depuis 2 ans maintenant et j’ai jamais trouvé comment l’aborder. J’ai maintes fois essayé, écrivant des pages et des pages pour me rendre compte que c’était chiant à crever.

Cette nouvelle ne représente donc qu’un court passage de l’histoire de Nesse. Peut-être qu’il y en aura d’autres, et peut-être qu’à la fin j’aurai le courage de réunir ça ensemble, qui sait.

Assez de parlottes. Bonne lecture à vous, y’a pas trop de sang (mais il en faut quand même, on parle de zombies après tout).

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 4

Chapitre 5

Chapitre 6

Chapitre 7

Chapitre 8

Chapitre 9

Chapitre 10

Chapitre 11 (Fin)

 

Merci à Maud pour le dessin, magnifique représentation de Nesse.

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Nesse (11ème partie – FIN)

La double lame fila et vint se planter pile dans le dos de Tribal. Sa colonne vertébrale fut brisée nette, et celui-ci manqua perdre pied. La lame était figée dans la pierre, et le monstre se démena pour s’en dégager. Il reconnut la béquille mortelle de son chef de horde et sa colère tripla.

Le zombie sentit des gouttes de sang frais sur son visage. L’humain qu’il tenait toujours par le bras, se déchirait les mains sur la fenêtre pour se dégager de sa poigne. Tribal ouvrit grand la gueule, et se hissa le plus haut qu’il puisse. La lame dans son dos le bloqua, puis déchira son corps à la verticale. Mais la douleur, il n’en avait cure.

Tribal attira le visage de l’humain terrifié vers lui. Il lui souffla son haleine de mort au visage et planta ses dents dans son cou offert. Le sang chaud gicla dans sa gorge avec délice et Tribal jouit de son contact glissant dans son corps. Il n’entendit pas le déclic, ni la pointe froide du revolver contre sa tempe. La balle lui transperça le crâne de part en part. La tête du monstre couturée de cicatrices cracha des jets de poussière et de sang, celui de Yuko.

Tya n’avait pas crié en tirant. Elle s’était accrochée au rebord de la fenêtre comme Yuko, s’écorchant le ventre et déchirant sa chemise. Elle n’avait ressenti qu’un dégoût froid lorsqu’elle avait vu de très près le crâne en lambeaux du monstre.

Elle n’avait pas hésité.

 

Le corps de Tribal resta suspendu un moment dans les airs, puis la lame craqua et il s’écroula sur ses camarades qui achevaient les restes de la femme. Tous avisèrent la béquille dans son dos, et tous se tournèrent vers Nesse.

Toyboy fut le premier à hurler.

Ils se jetèrent sur elle. Repus, les zombies étaient plus patauds mais plus résistants aux attaques.

Nesse cependant n’était plus en mesure de tenir bien longtemps face à sa folie meurtrière. Elle avisa le gâchis, la femme démembrée, l’homme en sang à la fenêtre, et les deux têtes horrifiées des enfants.

Elle n’aurait pas besoin de son arme.

Nesse attrapa à pleines mains la tête du premier zombie qui fut sur elle et le fracassa dans un bruit sourd contre le sol. Elle en mordit un autre dans le cou et lui brisa les vertèbres. Elle se servit de son corps encore conscient mais paralysé pour frapper les autres. Le sang des morts-vivants giclait en salves épaisses et lui bouchait la vue. Nesse se laissait déborder par sa haine pour arracher les membres à sa portée, lancer ses pieds dans les genoux et briser les os de ses camarades. Aucun ne reculait, les morts-vivants étaient lancés dans leurs attaques meurtrières. Ils la mordirent à maintes reprises mais aucun coup ne la blessa suffisamment pour l’empêcher de combattre. Une longue estafilade lui barrait le bras, sa veste était déchirée au niveau du ventre, et son pantalon partait en lambeaux. Mais chaque coup porté à sa personne signifiait la fin d’une existence. Nesse arrachait des crânes à mains nues, se frayant un chemin dans cette masse grognante.

Des bras décharnés lui serrèrent le cou et un poids sur son dos la déséquilibra. Nesse tomba à genoux et les dents de Toyboy se plantèrent dans la blessure à la nuque qui avait fait d’elle un zombie. Toyboy y resta accroché comme une tique, alors même que Nesse lui brisait les bras, arrachait des plaques entières de peaux en lui labourant le crâne de coups de griffes. Toyboy ne lâchait pas prise, son corps réduit à un tronc sans bras, ni jambes, la tête pelé comme un oignon, ses yeux explosés au fond de ses globes.

Nesse finit par tirer de toutes ses forces sur la mâchoire du monstre. Celle-ci émit un craquement sonore, et elle flanqua à terre le corps gigotant de Toyboy. Elle hurla de fureur et écrasa le crâne sous son pied.

Le silence tomba, entrecoupé de geignements et de sanglots. Des morts-vivants de la horde de Nesse, il ne restait que des corps en charpie qui achèveraient de pourrir dans la soirée. Nesse vérifia d’un coup d’œil que tous les crânes étaient fracassés, qu’aucun morceau de zombie ne se cachait sous le corps d’un camarade. Elle finit par tâter sa blessure au cou, constatant qu’un bon lambeau avait été arraché par les mâchoires de Toyboy.

Un sanglot plus fort attira son attention et elle leva la tête. À la fenêtre, l’humain n’avait pas bougé, se vidant peu à peu de son sang. Il gémissait et semblait faire résistance aux deux enfants qui cherchaient à le ramener à l’intérieur. Nesse s’approcha. Un voile blanc commençait doucement à se poser sur les yeux de Yuko.

 

— Tya… arrête. C’est inutile, murmura Yuko.

La douleur le rendait aveugle. Une aiguille chauffé à blanc lui transperçait les yeux et pénétrait doucement dans son cerveau. Il aurait voulu hurler, mais le souffle lui manquait. Il se sentit attiré par l’idée de dormir et d’oublier, de plonger dans un puits sans fond pour oublier la douleur, mais Yuko savait ce qui l’attendait.

— Il faut te soigner ! gémissait Tya en tirant sur la veste du jeune homme. Tu saignes de partout, il faut…

Link l’imitait mais son horreur était telle qu’il ne parvenait pas à dire le moindre mot. Il finit par s’arrêter et à observer Yuko, les yeux ronds.

— Il va falloir, marmonna Yuko en reprenant son souffle à chaque mot. M’aider.

— Qu’est-ce que je peux faire ? cria Tya.

— Je n’ai plus. La force. Il va falloir… me pousser.

Tya ne répondit pas de suite. Yuko sentait sa présence, petite fille plus courageuse que lui. Mais il sentait aussi autre chose, un besoin, une envie de…

— Non, murmura-t-elle.

— C’est en train d’arriver. Tu dois me pousser. Je ne peux pas le faire, je ne maîtrise plus mon corps.

Il avala sa salive qui avait un goût de sang. Du sang…

— Vite. Fais-le ou… ça va arriver. Je ne pourrais plus rien faire.

Tya ne pouvait s’y résoudre. Un grognement strident la fit baisser les yeux par la fenêtre. Elle ne voyait plus le corps de Léti, disparu sous l’amas de chairs pourries et du massacre des zombies, et posa son regard sur la fille aux cheveux courts. Elle grogna à nouveau et montra d’un doigt couvert de sang le corps de Yuko.

— Je t’en prie…

Yuko se tut. À la place son corps fut parcouru de frissons et il se mit à gémir de plus en plus fort.

Tya prit sa décision.

— Aide-moi, dit-elle à Link.

Elle ne pouvait pas assumer cette tâche seule. Le garçon parut comprendre aussitôt.

Leurs mains soulevèrent les jambes de Yuko. Ils soufflèrent, poussèrent. Yuko s’agitait, Tya vit sa main tenter d’accrocher le rebord de la fenêtre, et elle poussa encore plus fort.

Yuko bascula, rebondit sur le mur et s’écrasa mollement sur les corps des morts-vivants, juste à côté de celui de Tribal.

Nesse regarda les enfants et hocha la tête. Elle s’approcha, retira son arme du corps de Tribal. Une main la saisit faiblement et elle tourna son regard vers celui de Yuko.

Ses yeux avaient gardé la teinte grise qu’ils avaient avant. Il crachait encore du sang, et sa blessure au cou suintait d’un épais liquide noir.

Il parla, d’une voix que Nesse interpréta à moitié et elle comprit qu’il résistait de toutes ses forces à la transformation.

— Tuez… Tuez…

Le « moi » était en langue humaine. Nesse savait qu’un zombie ne pouvait souhaiter sa propre mort. Il pointa d’un doigt tremblant la lame de Nesse, puis lui, et grogna, hurla.

— TUEZ !

Nesse posa son arme doucement sur la plaie de Yuko. Ils se fixèrent, Yuko luttait contre ses grognements bestiaux et il ne lui faudrait qu’une poignée de secondes pour réagir et se défendre.

Nesse abattit sa lame.

 

Les enfants ne dirent pas un mot. Link sanglotait en silence, mais Tya pensait que c’était mieux ainsi. Elle n’aimait pas l’idée que Yuko devienne comme leurs ennemis.

La fille aux cheveux courts s’éloigna sans les regarder. Elle les avait défendus. Ils étaient seuls, mais elle les avait défendus. Petit Link était encore trop jeune pour comprendre, mais Tya s’attacherait à toujours lui rappeler qu’un jour, un zombie avait tué d’une rage sans limite pour eux.

— Merci ! cria-t-elle dans le soir tombant.

Nesse s’arrêta. Elle resta un moment immobile, humant l’air nocturne avec délice, sa faim partiellement calmée. Elle poussa un soupir, essuya le sang sur sa figure et s’évanouit dans les bois.

Fin

 

 

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Merci à tous d’avoir lu !

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Nesse (10ème partie)

La horde s’arrêta au sommet de la colline, tandis que Nesse inspectait les rangs et grognait à ceux qui protestaient. Toyboy ne marchait pas à ses côtés. Lui, Tribal et un groupe non négligeable de morts-vivants traînaient à l’arrière en se parlant à voix basse.

— Dans les rangs bande de tire-au-flancs, feula Nesse. Les autres sont à des heures de marche.

— Chef, fit Toyboy.

Nesse était à deux doigts de craquer. Sa faim la talonnait plus que jamais et l’odeur de l’humain était sur chaque zombie de sa horde.

— Quoi encore ? On se casse j’ai dit.

— On se disait, chef, c’est quand même dommage. C’est du gaspillage ce qu’on fait là.

— Au contraire, ironisa Nesse, on laisse un mâle et une femelle adulte en vie. Ils se reproduiront et nous feront encore plus de viande pour nous.

L’idée parut plaire à Tribal mais Toyboy était bien plus malin que ça.

— Sauf s’ils rejoignent une colonie d’humains où ils apprennent à nous combattre. La femme a tué un tiers de notre groupe. Je trouve ça plutôt dangereux pour notre espèce de la laisser en liberté comme ça.

Les morts-vivants grognèrent d’approbation. Notre espèce. Nesse en aurait éclaté de rire si la situation avait été amusante.

— On devrait attendre planquer autour de l’usine et les choper quand ils…

— Il va faire nuit, soupira Nesse, ils ne partiront qu’au petit matin. C’est inutile d’attendre aussi longtemps alors que le reste de la horde s’éloigne de plus en plus de nous.

— Dans ce cas, avança un autre mort-vivant, on pourrait grimper sur les pièces de machines comme prévu et…

— Inutile, le coupa Toyboy. Ça ne marchera pas, ce n’était qu’une distraction pour occuper nos troupes. N’est-ce pas, chef ?

Nesse se hérissa. La situation s’envenimait, et plus les zombies restaient à écouter Toyboy plus ils seraient nombreux à se ranger de son côté. Nesse devait engager la marche dans la forêt afin de les éloigner au plus vite de l’odeur des humains qui les rendaient instables.

— Serais-tu en train de mettre en doute mes ordres ? susurra Nesse en serrant le poing sur sa double lame.

— Ma foi, ça se pourrait bien, gronda Toyboy.

Toyboy n’était pas bien fort au combat, aussi tourna-t-il la tête vers les zombies récalcitrants mais aucun n’avait fait un pas pour l’aider.

— Tribal ? grinça Toyboy entre ses dents.

Mais Tribal n’écoutait plus. La tête tournée vers l’usine, il fixait de ses yeux délavés la fenêtre brisée où une silhouette les observait. Un filet de bave et de sang coulait des mâchoires du zombie et sans crier gare, il poussa un hurlement guttural et bondit en avant.

Yuko vit comme un éclair blanc le regard du monstre se tourner vers lui. Il s’interrogeait sur les raisons de la troupe qui s’était arrêtée au sommet de la colline, inquiet à l’idée qu’ils puissent faire demi-tour. Son attention était surtout sur la petite silhouette de la fille aux cheveux courts et qui semblait être la chef du troupeau. Yuko en ressentait un malaise grandissant à voir cette fille, qu’on n’aurait pu prendre pour une humaine un peu amochée de dos, au milieu de ces monstres.

Il poussa un cri lorsque le géant mort-vivant, celui au crâne parcouru de grosses cicatrices, se mit à courir en hurlant dans sa direction. Yuko sentit Léti apparaître à ses côtés, épauler son fusil et tirer. La balle transperça l’épaule du zombie. Léti grogna, recommença, mais le monstre était plus rapide que la normale, filant ventre à terre jusqu’au mur.

Yuko aurait dû la retenir. Léti se pencha par la fenêtre, visant le zombie qui se préparait à sauter. Le coup partit, déchira l’œil du monstre, mais ne le tua pas.

Le monstre bondit. Ses ongles accrochèrent la pierre, ses pieds se calèrent dans les imperfections du béton. Il lança son poing droit et le referma sur la gueule du fusil. Léti n’eut pas le temps de réagir alors que le hurlement de Yuko se coinçait dans sa gorge.

Le zombie tira, et le fusil et Léti passèrent par-dessus bord.

— NON !

Yuko tendit la main. Ses doigts touchèrent la botte de Léti mais ne purent s’y accrocher. Il la vit basculer sur le dos du zombie et s’écraser mollement sur le sol.

Une poigne d’acier se referma sur le bras tendu de Yuko et il se sentit partir en avant. Le zombie, les globes oculaires suintant de sang, l’avait attrapé et tentait de le faire tomber à son tour. Yuko grogna, s’accrochait aux rebords coupants de la fenêtre mais la force du monstre aurait bientôt raison de lui.

Il sentit alors des petites griffes s’agripper à son dos et ses jambes. Les enfants pleuraient et criaient à la fois, le retenant de toute leur force.

Yuko aurait voulu leur dire quelque chose, mais toute son attention était focalisée sur le corps de Léti en bas. La jeune femme reprenait son souffle et se relevait péniblement. Yuko n’avait pas besoin de lui crier, elle savait qu’elle était foutue.

La horde avait suivi Tribal dès lors qu’ils l’avaient vu s’accrocher au mur comme une horrible araignée. Ils caracolèrent en grognant sur le parking envahi de hautes herbes et encerclèrent l’humaine.

Léti tenait difficilement sur ses jambes. Elle abattit ceux qui venaient vers elle, concentrée uniquement sur sa survie, au point d’en oublier le monstre qui l’avait fait tomber et qui s’attaquerait prochainement aux enfants.

Les enfants.

Il était hélas trop tard. Elle n’avait plus de munitions. Léti se campa sur ses jambes, brandissant le fusil comme un gourdin et attendit la horde qui n’était plus qu’à quelques mètres. Elle leva juste la tête pour voir Yuko aux prises avec le zombie géant, et entendit le cri des enfants.

Au moment où la horde fut sur elle, elle se mit à crier :

— Le revolver !

Létit se battit alors. Elle fracassa le crâne des zombies les plus proches qui sautillaient autour d’elle, comme une bande chats jouant avec leur proie. Léti frappa de toutes ses forces, tournoya sur elle-même, hurla sous la douleur dans ses jambes, et sentit soudain la morsure. Dans le ventre, puis la cuisse, les mollets, les bras. Elle se débattit, réussit à se libérer d’une mâchoire, écarta un poing massif qui s’écrasait sur son visage.

Les zombies ne la mordirent pas de suite à la jugulaire. Ils l’attaquèrent de toute part, avant de la dévorer vivante. Les hurlements de Léti  résonnèrent longtemps dans cette fin d’après-midi.

Le dernier son qu’elle entendit, écrasée sous les carcasses puantes des monstres fut celui d’un sifflement dans les airs et du grognement furieux du monstre géant.

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Nesse (9ème partie)

— Vous croyez qu’ils sont partis ? murmura Tya.

— A votre avis, fit Yuko, combien de temps doit-on attendre avant de se risquer à reprendre la route ?

Léti ne répondit pas tout de suite. Elle berçait doucement Link contre elle, lui susurrant des paroles rassurantes. Son regard demeurait froid et calculateur, et Yuko ne se remettait toujours pas de la rapidité avec laquelle elle avait réagi. Une heure plus tôt il lui restait quinze balles dans son fusil. Sept avaient servi à abattre les morts-vivants, et une pour la tête au catogan de Walter.

Yuko se dit qu’il n’aurait jamais réagi aussi promptement à sa place.

— On va attendre le matin, lança-t-elle. Il fait trop tard pour voyager de nuit.

— Je veux partir, murmura le petit Link. Je peux marcher.

Tya lui assura la même chose d’un hochement de tête vigoureux. Yuko et Léti échangèrent un regard amusé. Ils restèrent longtemps à se regarder ainsi, et Yuko en ressentit une bouffée de sentiments qu’il ne pensait plus ressentir un jour.

Ils avaient survécu. Les jours suivants seraient sans doute durs à affronter, mais ils avaient survécu et ils étaient ensemble.

Léti retira la main de la tête de Link et la pressa doucement sur le bras de Yuko.

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Nesse (8ème partie)

Elle flottait. Comme dans un rêve.

Nesse retraversa l’entrepôt. Le vacarme que faisaient les zombies en détachant les pièces de métal la ramena doucement à la réalité.

Tribal lui exposa l’énorme plaque bombée qu’il avait réussi à arracher à lui seul.

— Monte dessus, lui ordonna Nesse.

La brute mit du temps à comprendre. Dès qu’il posa le pied sur la plaque et se hissa dessus de toute sa force, celle-ci se plia et racla le sol en un son assourdissant.

— Pas assez solide. Recommence, fit Nesse en s’éloignant sous les éclats moqueurs des autres zombies.

Elle traversa la cour. Elle entendit distinctement le claquement sec du fusil mais s’en désintéressa.

Toyboy l’attrapa par le bras, faisant fi de toute convention sociale et lui grogna à l’oreille :

— Je sens l’odeur de la poudre. Qu’est-ce qu’ils fabriquent à ton avis ?

Toyboy avait un excellent odorat. Étrange qu’il n’ait pas senti l’odeur des enfants, vraiment. Nesse savait très bien ce qu’ils trafiquaient mais son esprit était ailleurs, bercé par les souvenirs de sa propre mort.

— Vous avez pu avoir la femme ? demanda-t-il d’une voix lointaine.

— Pas encore, elle…

Les grognements triplèrent. Les zombies hurlèrent, piaillèrent, le temps sembla s’arrêter. Nesse sentit son sang de tueur remuer dans son corps, ses poings se serrèrent, ses dents grincèrent.

Là-haut, un homme aux cheveux bruns, le visage pincé, tenait le garçon par le bras juste sous la gueule béante des morts-vivants. L’autre gamine s’accrochait à sa ceinture et le labourait de coups de poing, la bouche ouverte sur un hurlement muet de terreur et d’incompréhension. Le garçon gémissait, les yeux ronds remplis de larmes. Qu’ils ne l’entendent pas ou qu’ils l’ignorent, les deux autres adultes ne firent pas leur apparition.

— Donne-le ! hurlèrent les zombies. Balance-le connard !

— Et balance-toi avec ! renchérit Toyboy en devenant fou furieux.

Non, pensa Nesse.

Il y avait eu un gamin avant, très similaire à celui qui se pendait au bras de cet homme. Nesse était encore humaine, et voulait farouchement défendre sa peau. Elle avait laissé tomber bien des gens pour s’en sortir vivante. Un jour, une fillette était morte par sa faute. Ç’aurait dû être Nesse, mais Nesse avait préféré fuir, laissant la fillette se faire dévorer jusqu’à l’os. Et puis, l’autre gamin était apparu. Un petit que Nesse avait voulu protéger. Tant et si bien qu’elle avait pu régler sa dette envers l’autre gamine, et que c’était elle qui était devenue zombie à la place du garçonnet. Nesse, du fond de ce qu’il lui restait comme lambeaux d’humanité, ne le regrettait pas.

Dès lors, il lui arrivait parfois de ne pas pouvoir tuer un humain. La sélection était chaotique, cela pouvait varier d’une minute à l’autre, mais elle ne pouvait pas. Depuis quelques temps, cette tare s’était tue et ni femmes, ni enfants, ni hommes n’avaient échappé à sa folie meurtrière.

Mais là, quand Nesse vit les deux enfants, elle sut qu’elle ne pourrait pas les tuer.

Son pied buta sur le tas de pierres et de ferrailles que les zombies avaient ramassé. Elle prit ce qui ressemblait à une grosse machine à écrire et de toute sa force la lança.

La machine tournoya, frôla la tête de l’humain brun et s’écrasa avec fracas derrière.

Le jeune homme avait reculé sous la surprise. Le petit humain posa un pied salutaire sur le béton et la gamine l’attrapa à pleins bras.

Il y eut des cris, des hurlements derrière et le coup sec du fusil.

Nesse vit le filet de sang jaillir du crâne du jeune homme brun. Les zombies en dessous goûtèrent avec délice aux gouttelettes qui s’écrasèrent sur leurs figures.

— Tombe ! Tombe ! Tombe ! crachèrent-ils.

Le corps tituba, pivota sur la cheville et tomba dans les mains grandes ouvertes des monstres.

Les grognements cessèrent, remplacés par les bruits de déchirure, d’os brisés, de mastication, de déglutition. Tous s’étaient agglutinés en un amas glouton.

Nesse vit la main du jeune humain sur le sol, avant que la tête de Toyboy apparaisse et referme sa mâchoire dessus.

Toyboy leva ses yeux presque blancs sur Nesse. Il cilla, pencha la tête de côté et se détourna.

En haut, les deux autres adultes entouraient les enfants. La femme les serrait dans ses bras, son fusil pendant sur son épaule. L’homme, un jeune aux cheveux noirs corbeau, avait le regard braqué sur Nesse.

Il la dévisagea. Ses yeux vrillèrent sur le tas d’outils aux pieds de Nesse, avant de revenir sur elle. Nesse vit sa bouche s’ouvrir puis se refermer, mais déjà la femme l’entraînait vers le fond de la pièce et ils disparurent de sa vue.

Elle se glissa dans la cour. Le sang dans son ventre bouillonnait, les bruits du repas des morts-vivants la rendaient folle. Nesse mourrait de faim, mais celle-ci était dominée par bien plus fort encore.

Avec les trois morts-vivants que Nesse avait abattu, plus ceux tués par la femme, il ne devait rester plus qu’une vingtaine d’entre eux encore en vie. Les plus massifs et les plus dangereux se trouvaient dans l’entrepôt, tandis que le reste de la horde dévorait un corps encore chaud.

Elle voyait ce qu’il lui restait à faire.

Nesse revint dans la pièce, marcha droit vers l’amas de morts-vivants, grondant aussi fort qu’elle le pouvait. Certains eurent le bon réflexe de s’écarter, d’autres restèrent accrochés à la carcasse de l’humain. Nesse leur déchira les membres de son arme et les lança contre les murs.

L’homme avait perdu déjà la moitié de sa chair. Toyboy se faisait les dents sur un os du fémur, en observant Nesse d’un œil confus.

— Qu’est-ce que tu … ?

— Ca va aller pour aujourd’hui. On porte ça à Tribal et aux autres et on se casse.

Elle ignora le concert de protestations, mais la majorité était repue, les plus gros surtout. Les autres se turent devant l’œil glacial de Nesse, et comme Toyboy n’émettait qu’un grognement, ils finirent par accepter.

— Vous tous, dehors. Allez.

Paulette l’aida à transporter la carcasse jusqu’à l’entrepôt. Nesse la vit clairement prélever un morceau de pied, mais elle ne dit rien. Elle-même crevait de planter ces crocs dans cette viande palpitante de sang.

Elle siffla Tribal qui se retourna. Le corps décharné émit un son de succion quand elle le lança vers ceux qui travaillaient sur les machines.

Ils se précipitèrent aussitôt dessus et dévorèrent le reste de la carcasse en quelques minutes seulement. La horde les observait avec une colère qui montait de plus en plus et Nesse les flanqua dehors. Toyboy ne cessait de la regarder d’un œil de plus en plus méfiant et furieux, et Nesse capta les murmures grognons des autres morts-vivants.

Il ne resta bientôt plus que Tribal dans l’entrepôt. Il avait chassé les quatre autres morts-vivants, et léchait avec application chaque os encore ensanglanté.

— On se casse Tribal. Tu finiras en chemin.

— Quoi ? On vient à peine de commencer le repas !

Il commença à se diriger vers la cour, mais Nesse lui barra le chemin.

— On perd du temps ici. Celui-là, dit-il en désignant le tas de chair et d’os, c’était un coup de chance. C’est la femme qui l’a abattu.

— Parfait ! Alors je veux la femme pour moi, elle commence à me plaire !

— On se casse j’ai dit. La horde nous attend.

— Et si je veux pas te suivre ?

Nesse tenait toujours sa béquille aux deux lames dans le poing. Tribal la dominait de cinq bonnes têtes, mais elle se força à ne pas bouger d’un pouce, tout son corps tendu pour porter le coup fatal.

— Alors, dans ce cas, dit-elle d’une voix lente, tu sais parfaitement ce qui arrive aux zombies récalcitrants.

Tribal ne dit rien. Sa figure couturée de cicatrices était rouge du sang de l’humain, et il ne cessait de se lécher les babines. Ses épaules s’abaissèrent et il fit un pas en arrière. Nesse attendit qu’il soit sorti de l’entrepôt pour le suivre alors. Le sang lui battait dans la tête, et l’odeur de cadavre commençait à lui monter au nez.

Elle rejoignit la horde sur le parking et prit la tête vers la forêt.

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Nesse (7ème partie)

Leurs rires le réveillèrent. Yuko s’était lui aussi laissé porter par le sommeil pendant quelques minutes. Il frissonna et resserra sa veste doublée contre lui. Link riait aux éclats alors que Tya tenait l’ours en peluche et le faisait bouger comme une marionnette.

— Moins fort les enfants, leur intima Léti.

Elle était assise en face de Yuko, ses grands yeux bleus pâles braqués sur lui. Il en ressentit aussitôt un certain malaise, se demandant depuis combien de temps elle l’observait.

— Vous entendez ?

Yuko la dévisagea puis capta enfin le son, sourd, latent de coups répétés contre du métal. Son estomac se noua et il devint aussi pâle qu’un mort-vivant.

— Qu’est-ce qu’ils fabriquent ? chuchota-t-il.

Léti ne répondit pas, mais son regard déterminé redonna du courage à Yuko.

— Il faut partir, dit-il et elle hocha la tête vigoureusement.

— Vous avez un plan ?

— Il implique surtout vous et vos talents de tireuse.

Il tourna la tête en direction de Walter qui écoutait lui aussi les coups sourds.

— Et la destruction de cette fenêtre.

— Avec les massues ? Très bien.

Léti bondit sur ses pieds, attrapa une des massues qui avait servi à détruire l’escalier, et se dirigea d’un pas décidé vers la fenêtre. Walter ouvrit la bouche pour protester alors qu’elle se campait sur ses pieds, ramenait en arrière son arme et donnait un coup. La vitre se craquela et de la poussière tomba du plafond. Les grognements des zombies s’interrompirent comme s’ils s’interrogeaient sur l’origine de ce bruit.

— Arrêtez ! hurla Walter. Ça ne sert à rien, ils nous attendent dehors.

Mais Léti l’ignora et donna deux coups supplémentaires. Le verre se craquait, se fendillait, mais résistait. Les enfants s’étaient figés.

Yuko aida Léti qui suait au bout du cinquième coup sur la fenêtre. Ils finirent par établir un passage assez large et peu coupant au bout d’un quart d’heure. Ils se regardèrent tout en reprenant leur souffle. Les bruits de métal n’avaient pas cessé de l’autre côté de l’usine, et Yuko sentait la panique l’envahir. Ils étaient déjà à bout de souffle, épuisés d’avoir couru une bonne partie de la nuit, avec un quart de sandwich dans l’estomac. Les zombies n’étaient jamais fatigués, la faim leur inculquait de la force et ils ne mangeaient que pour calmer cette rage.

Yuko guetta du secours du côté de Walter. Mais ce dernier n’était pas disposé à les aider et leur hurlait des injures.

— La ferme, cracha Léti en reprenant son souffle.

Elle alla chercher son fusil, le cala sur son épaule et lança une œillade mauvaise à Walter.

— Combien sont-ils ?

— Ressaisissez-vous Walt, implora Yuko. Il faut bien essayer de s’enfuir, nous n’avons pas d’autre choix.

Yuko crut qu’il allait lui sauter à la gorge. Au lieu de cela son regard alla de Léti à Yuko puis aux zombies. Ses épaules s’affaissèrent, et il se mit à désigner d’un ton impavide la position des zombies dans les hautes herbes.

— Ils sont sept donc. Vous les voyez ? s’enquit Yuko à l’adresse de Léti.

Son visage était plissé contre la lunette du fusil. Elle finit par esquisser un fin sourire et hocha la tête.

— Quand vous voulez.

Yuko alla chercher l’échelle qui émit un grincement et la cala près du mur. Il échangea un regard décidé avec Léti.

Les premiers coups partirent, déchirant le crâne des zombies. Alertés par le bruit, certains changeaient de position, mais Léti était une chasseuse née. Elle parvint à les suivre sans gaspiller aucune munition. Yuko saluait chaque salve d’un hochement de tête, reprenant peu à peu espoir.

— Je vais préparer notre paquetage, fit Walter dans leur dos.

Ils ne l’entendirent pas sous les coups de fusil. Walter les observa un moment puis lentement, se dirigea vers les deux enfants.

 

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Ecriture et procrastination

Parce qu’il est parfois compliqué de trouver l’inspiration, cela le devient d’autant plus quand des gens vous balancent des liens pour des trucs géniaux qui te scotchent à ton écran.

J’en veux pour preuve ces webcomic que je lis actuellement et qui sont une tuerie graphique et scénaristique :

Pour les fans de Zelda :

-Un webcomic de plus de 200 pages qui déchire ta mère. Y’a plusieurs dessinateurs qui se relaient et je trouve ça assez bien, même si on a vite une nette préférence pour celui qui dessine actuellement : The Legend of Zelda – El Rey

-Un autre assez court car juste commencé mais qui semble très prometteur : The Legend of Zelda – The Demon Road

Webcomic original :

-Ca fait pleurer des yeux tellement c’est beau. Se lit une case à la fois avec parfois des animations magnifiques avec de la jolie musique : Ava’s Demon

Dark Science et plus largement tous les comics de Dresden Codak : c’est magnifique graphiquement, et l’histoire est génial, pleine d’humour et de références.

-Pour changer des webcomics en anglais, voici les BD en français de A cup of Tim qui raconte ses années d’enfance avec brio et belles couleurs : ici.

 

Voilà si j’en ai d’autres qui décoiffent je les posterais ici, et je rechargerai l’article en tête de page.

Mangez des pommes !

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Excusez-moi, j’ai tombé

On continue avec les « empêcheurs de bosser », avec une petite rubrique jeux vidéo.

Les jeux vidéo, c’est la vie, c’est ma seconde passion mais quand t’es isolée à l’autre bout du monde de ta chère PS2, il te reste plus grand chose. Enfin, si je déconne. J’ai ma PSP, mais pas tout le monde a la chance d’en avoir une.

Du coup il reste les jeux PC. Bien que mon premier jeu vidéo fut sur PC, c’est pas un support de jeu que j’apprécie le plus. Les manettes c’est cool, encore mieux quand t’es calée dans ton canapé.

Enfin bref, du coup j’ai pas ma petite PS2 d’amour (en même temps, c’est une FAT, j’allais pas la caser dans ma valise… j’ai eu à faire la choix de Sophie entre mes vêtements et ma console, quelle tragédie).

Des jeux PC donc j’en connais des sympas et je vais en faire une mini-liste ici. Par contre, j’essaierai de faire dans les jeux gratuits donc probablement des jeux rétro ou indé. Parce que le indie c’est la vie (oui aussi).

Iji : déjà tu joues une fille qui en a dans la tête et ça change. Ensuite, selon le nombre d’ennemis que tu tues, l’histoire varie. Perso, j’ai beau faire je me retrouve à massacrer tout le monde… Un bon jeu de plateforme 2D avec un super côté rétro et une histoire qui est pas mal travaillé.

You have to win the game : merci à JV.com de faire des chroniques sur les jeux indépendants. Celui-ci m’a tapé dans l’œil  et je m’en vais le tester dès que j’aurai récupéré un peu de temps libre.

 

Comme pour la chronique sur les webcomics, j’essaierai de compléter le plus souvent possible cet article avec des petites perles de jeux vidéo. Je suis pas une experte mais je joue à ce qui me plaît. Après si vous avez des trucs sympas à me conseiller, hésitez pas à écrire vos suggestions dans les commentaires.

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